NOTRE CORPS RÉSISTE T’IL À NOS ÉMOTIONS ?

Les émotions induisent des réactions musculaires, hormonales, immunitaires. Nous le constatons facilement lorsque les larmes coulent, le ventre se noue, le sourire éclaire notre visage. Elles sont le lien entre notre cerveau et notre corps.

 

Un lien étroit

Quelque soit l’émotion que l’on ressent, elle n’est pas anodine pour le corps. Il réagit à une accumulation d’énergie créé par ces émotions.

Des recherches scientifiques ont prouvé que des émotions fortes peuvent en modifier la biochimie. Notamment en Finlande où une étude, soutenue par l’Académie Américaine des Sciences, présente une carte corporelle des émotions confirmant que quelque soit la culture de l’individu, les principales émotions humaines comme par exemple la peur, la tristesse, le bonheur sont ressenties physiquement de façon similaire par tous.

 

Carte corporelle des émotions – étude menée sur 700 volontaires de nationalités différentes. Les zones inférieures à 0 induisent que l’émotion affaiblit ou ralentit l’activité de l’organisme. Les zones supérieures à 0 désignent une suractivité créée par l’émotion.

 

Nous ne pouvons donc pas éluder l’aspect psychologique lors de souffrances physiques car l’homme ne se résume pas à un simple corps. La douleur est la parole de l’intelligence de notre corps. Elle signifie souvent que l’esprit refuse d’entendre quelque chose. Nous ne sommes généralement pas conscient de tous nos schémas de pensées et ce n’est souvent qu’en observant nos émotions qui surviennent, que nous les amenant à la conscience.

 

Que deviennent nos émotions ?

En se coupant de nos émotions, de leur écoute, nous limitons l’interprétation de nos ressentis corporels à un problème ou symptôme purement physique.

De nos jours, la médecine occidentale s’oriente essentiellement sur le traitement physiologique des maux de notre corps permettant d’apaiser les douleurs mais pour autant, elles restent souvent latentes.

Or, la santé est un équilibre subtil entre notre corps et l’esprit. Ils sont indissociables. En rejetant nos émotions, pensées, mémoires, intuitions, elles se perdent dans l’inconscient, s’enfouissent dans les interstices de notre vie psychique mais aussi de notre organisme. Ces sensations ressenties que l’on pense balayer, effacer, restent en nous si nous ne les écoutons pas, si nous ne les aidons pas à partir ou à les transformer positivement pour celles qui nous dérangent. Certaines souffrances émotionnelles passées continuent de vivre en nous.

Le corps peut alors faire ressortir ces émotions à travers des maux anodins et peu douloureux jusqu’à des pathologies plus lourdes et atteintes organiques.

Le tissu d’un organe régulièrement agressé, stressé, durant des années, a certes des facultés de résistance et de régénération importante, mais il a aussi ses limites sous l’accumulation de luttes intérieures, tant du corps que de l’esprit.

Il est évident de remettre en cause les comportements du quotidien tels que l’alimentation déséquilibrée, l’hygiène de vie, le terrain héréditaire, l’environnement, qui fortifient ou amoindrissent la résistance de l’organisme. Cependant, l’attitude mentale n’est pas sans rapport avec l’apparition de maux. Elle peut engendrer un risque de pathologie et parfois préparer à la chronicité de celle-ci.

Il est prouvé par exemple que la vitesse de cicatrisation est ralentie en période de stress. Et inversement, notre conscience peut avoir un pouvoir positif sur la matière, sur le corps. Pour preuve: l’effet placebo. Si la substance chimique censée guérir est absente du médicament, comment le produit pourrait-il avoir un quelconque effet ? Le psychisme fait donc naître un processus de guérison.

 

Comprendre certains troubles avec l’astropsychologie

Hippocrate, le père de la médecine, avait établi le lien entre l’aspect physique d’un individu, sa personnalité et sa pathologie. Appelé tempérament, il est l’ensemble des facteurs psychologiques et biologiques qui contribuent à notre personnalité.

A travers le thème astral, nous pouvons détecter les faiblesses et forces de notre tempérament. Pour autant, il n’est pas la signature définitive d’un individu. Tout comme la personnalité, il évolue au cours de l’existence, suite aux expériences de vie et au libre-arbitre. Cette évolution apparaît dans notre thème et son étude permet de mettre en lumière les terrains ou organes fragiles. Elle apporte une réflexion sur les causes éventuelles d’épreuves de santé pouvant traduire des souffrances affectives.

Certaines crises dans notre vie peuvent se matérialiser par des symptômes récurrents. C’est une façon inconsciente d’exprimer le problème essentiel ou existentiel. Ainsi un dysfonctionnement corporel est parfois l’expression d’un conflit intérieur. Les maladies du corps ont souvent une signification. Même si la pathologie se déclare en fonction d’un terrain de santé fragilisé, il est fréquent que la maladie se déclenche, ou que nous en prenions conscience, à un moment précis de la vie. C’est alors une étape importante pour effectuer des prises de conscience et permettre une réflexion de soi.

L’astropsychologie éclaire et accompagne dans ce processus de compréhension des affections qui nous apparaissent de façon chronique ou ponctuelle.

 

 

Certaines maladies sont susceptiblement une façon inconsciente de “dévier le problème” et donc l’attention que l’on a sur soi-même. Elle peut être un appel à l’écoute de soi, de ses émotions profondes, de ce que nous refoulons par souci de protection immédiate. Elle nous permet de prendre conscience du lien étroit qui existe entre notre esprit et notre corps, que nous formons un être dans une globalité de matière et de pensées.

Cela n’affirme tout de même pas que toute pathologie puisse être résolue par le mental ou la volonté.

 

Ecrit par Anne-Gaëlle Berthier – Astropsychologue